Exposition d'objets du 6 au 26 juin 2014 chez Formes Nouvelles à Rennes
Exposition d’objets du 6 au 26 juin 2014 chez Formes Nouvelles à Rennes

Erwan Mével (1979) vit et travaille à Rennes.

Depuis 2006, Erwan Mével a réalisé de nombreuses commandes, privées et publiques, comme le mobilier d’accueil du centre d’art de la chapelle du Genêteil à Château-Gontier ; et de la Drac Basse-Normandie à Caen (commande publique du Ministère de la Culture et de la Communication).

Avec l’agence Archipole, urbanisme et architecture (Rennes), il a conçu le mobilier de la nouvelle médiathèque de Montfortsur-Meu (livraison : juin 2014). En collaboration avec l’agence Anthracite Architecture (Rennes), il a réalisé le nouvel aménagement du bâtiment des Ecoles, sur le site du CHU de Rennes (livraison : automne 2014).
Il réalisera les structures d’accueil de la prochaine biennale d’art contemporain de Rennes (septembre-décembre 2014). Il prépare actuellement des projets pour le centre d’art Le Crédac à Ivry-sur-Seine et DDAB à Brest.

Erwan Mével enseigne à l’Ecole Européenne Supérieure d’Art de Bretagne (site de Brest).

D.P. Les objets de DISPLAY ont tous été produits pour l’occasion, pour cette exposition.

E.M. Oui, les objets de DISPLAY ont été pensés pour l’espace de Formes Nouvelles. Les typologies se complètent : tables, bancs, étagères. Tous ces objets sont des supports, c’est ce qui leur est commun.

D.P. Ces objets semblent traverser par les mêmes obsessions : l’attention particulière que tu portes notamment à la matière (ici, beaucoup de résine minérale) et aux effets de surface. Il y a aussi des objets plus narratifs — comme les deux luminaires que tu signes avec Antoinette Parrau. Comment définirais-tu la “température” de cet ensemble ?

E.M. Effectivement, ces objets sont peu dessinés, ils ont l’allure d’archétypes ; ils ne sont pas spécialisés ; il n’y a pas ici de performance visuelle, les objets se taisent ; ils annoncent des activités à venir. La matière dont ils sont faits est déterminante : en résine minérale comme une pierre de synthèse ou en frêne teinté. Si les typologies sont standards, les objets ne sont pas froids : les couleurs sont « soft », les arrêtes sont adoucies. Les objets sourient discrètement, sont parfois un peu joueurs. Ici, la main est autant sollicitée que l’oeil. Avec Antoinette, nous avons utilisé un langage un peu plus formel. Un luminaire prend la forme d’un élément d’architecture, un volet ; un autre évoque un coucher de soleil.

D.P. DISPLAY est plus qu’une simple présentation d’objets, comme on peut habituellement en trouver dans les boutiques de design. Ici tu as souhaité mettre les objets “en situation” : les associer à des œuvres d’artistes (qui te sont d’ailleurs plus ou moins proches). Pourquoi ces oeuvres que tu as toi-même choisies ? Que visent ou provoquent pour toi ces associations, ces “collages” ?

E.M. Ces collages établissent des relations : des points de contacts qui enrichissent et « augmentent » autant les objets que les oeuvres. Certaines oeuvres parlent de matière et de leurs transformations, d’autres sont plus romantiques, comme le dessin d’Angélique Lecaille.

POUR PLUS D’INFORMATIONS SUR L’EXPOSITION, CLIQUEZ ICI

Vernissage le 5 juin 2014 à 18h
Vernissage le 5 juin à 18h