Dans les PME/PMI, c’est le rôle du chef d’entreprise de développer une culture de l’innovation qui mette à contribution l’ensemble des salariés. Innover ne veut pas dire créer un mouton à 5 pattes, inédit et qui donne satisfaction à son créateur, mais dont personne ne voudra.
Pour innover il faut assembler des conditions indispensables :
Le style de management, l’état d’esprit de l’entreprise, son organisation sont en premier lieu des facteurs essentiels à la construction d’une culture de l’innovation, mais la connexion de l’entreprise avec son environnement (salons, expos, presse, échanges locaux…) est également indispensable à la création de chaînes de reconnaissances et de création de désir.
Les freins à l’innovation sont souvent liés à des résistances aux changements:
- - Chef d’entreprise « créatif » qui ne délègue rien
- - Scission direction / employés, désinterêt de ceux-ci pour le projet du chef d’entreprise
- - Isolement de l’entreprise de son environnement culturel, social, économique
- - Manque d’anticipation et de projection de l’entreprise dans le futur
- - Pas de compétences internes ou externes identifiées pour animer la créativité et l’innovation
- - Situations de crise et de difficultés de l’entreprise ou « débordements »
- Comment réunir dans l’entreprise les conditions favorables à la créativité individuelle ou en équipe ?
- Comment donner la possibilité aux forces vives de l’entreprise de présenter et échanger ses idées ?
- Comment stimuler la créativité interne autour de l’amélioration / la création de nouveaux produits ?
Organiser régulièrement la participation active des collaborateurs et employés de l’entreprise aux séances de créativité, brainstorming, boîtes à idées, expérimentations et recherches.
L’expérimentation en interne de solutions techniques, de nouvelles solutions marketing, de petits projets créatifs & artistiques qui peuvent révéler une idée, un concept permettant d’innover.
Pour être qualifié de produit innovant, il ne faut pas seulement qu’il soit original, mais il faut qu’il apporte un réel bénéfice à ses destinataires / usagers / clients.
Une étude de design est par conséquent un travail sérieux qui demande des connaissances et une expérience :
Privilégiez une agence expérimentée qui a déjà à son actif un bilan d’actions significatives pour la réaliser.
2. Une étude de design demande de l’investissement en temps :
C’est un dialogue créatif entre l’entreprise et le designer.
Une proximité géographique entre les deux parties est nécessaire au bon fonctionnement de l’étude et à la richesse des échanges entre les parties.
3. Le coût d’une étude :
Une étude de design coûte 10 000€, en moyenne, pour un produit / service et davantage pour un design Global. La facturation peut être à l’heure, ou forfaitaire, ou encore par royalties versées sur les ventes.
Les agences de design doivent vous proposer une offre de prix/facturation détaillée de leur prestation, en précisant les étapes de projet, et les livrables qui correspondent. Design en Bretagne peut vous conseiller et vous aider à structurer cet aspect contractuel.
Dans tous les cas le projet est un dialogue entre le commanditaire et le designer. Le commanditaire doit valider toutes les étapes intermédiaires du projet pour atteindre l’objectif fixé par le cahier des charges.
4. Le recours aux écoles
Le recours des Entreprises et commanditaires aux écoles est une pratique qui se développe en matière d’étude de design. La communauté des professionnels du design dénonce ce phénomène et tient à apporter quelques précisions déontologiques :
a. Le recours aux écoles peut être une approche constructive exclusivement lorsque ce travail est adossé à une agence de design (étude payante).
b. Le niveau de compétences et de connaissances des étudiants en design n’est pas celui d’une agence. Il ne faut pas s’attendre à une étude exploitable, et parfois même à des incidents industriels (copie, infaisabilité du projet, gadgetisation, réinvention de la roue…)
c. La concurrence induite par une prestation de design tarifée d’une école vers une entreprise est déloyale vis à vis des agences de design, assujetties aux charges professionnelles et à la fiscalité des entreprises.
Le risque encouru par le recours payant à une école relève du redressement fiscal et de plaintes pour concurrence déloyale (art. 1382 du code civil et Art. L. 420-5. du Code du Commerce – Sont prohibées les offres de prix ou pratiques de prix de vente aux consommateurs abusivement bas par rapport aux coûts de production, de transformation et de commercialisation, dès lors que ces offres ou pratiques ont pour objet ou peuvent avoir pour effet d’éliminer d’un marché ou d’empêcher d’accéder à un marché une entreprise ou l’un de ses produits.)
5. Les concours de design / concours d’idées / Appels à projets
Les concours de design, concours d’idées, appels à projets sont devenus habituels en matière de sollicitation de la créativité sur des thèmes variés.
Nous sommes très vigilants sur le développement de ces pratiques qui tirent les coûts de la créativité, et, plus généralement, la qualité des prestations de design vers le bas.
Ces dispositifs peuvent êtres vertueux pour les organisateurs et pour les participants lorsqu’ils ont une véritable vocation de mécénat de la création, et lorsqu’ils permettent l’incubation d’un projet professionnel.
En dehors de ce cadre, il faut être lucide sur l’effet de dumping de la créativité et de ses coûts, induits par ces procédés, et qui cherchent à produire du design et de l’innovation sans en assumer le prix.
Confie-t-on sa santé à une élève infirmière ? Le dessin d’un immeuble à un étudiant en architecture ? L’instruction d’un dossier en droit à un novice ?
Dans cette logique le design a un coût et requiert des compétences ainsi qu’une expérience que vous pouvez apprécier à travers les références projets et clients des agences.
D’une manière générale, nous réfutons tous procédés consistant à faire travailler les designers sans contrepartie financière.
Nous recommandons aux agences de design de ne pas prendre part aux appels à projets, appels d’offre et concours ambigus, ou dont les avant-projets ne sont pas rémunérés.
Nous conseillons vivement aux commanditaires et aux collectivités de ne pas proposer de tels concours mais de consulter Design En Bretagne pour mettre en place des dispositifs mieux adaptés et plus efficaces pour atteindre les objectifs fixés.
